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Le secteur du transport et logistique en Tunisie



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Les difficultés auxquelles le secteur du transport et de logistique tunisien sont confrontées sont nombreuses. D’un côté, il y a le problème de mauvaise répartition des moyens de transport au sein du pays, de l’autre il est aux prises avec la vétusté des infrastructures du transport et la baisse du prix du change. Sans parler de la concurrence à l’échelle internationale et du faible taux de production du secteur. Dans la première partie de cet article, nous allons passer en revue ce secteur avant de parler des fonctions d’un gestionnaire des approvisionnements et de formation disponible pour ce métier en Tunisie.

70 % du transport tunisien entrent dans la compétence du secteur public. Mais le secteur patine à cause des infrastructures insuffisantes et vétustes, des financements insuffisants et du manque de réalisation de réformes. Ces difficultés empêchent le développement économique et social de la Tunisie. Le pays compte 8 ports maritimes commerciaux, 9 ports internationaux  et un réseau ferré rapide. Le transport des marchandises s’effectue par voie terrestre, maritime, aérienne. Le mode routier occupe une part de 85 %. Ce secteur du transport représentait environ 6 % du PIB tunisien en 2016 et 8,6 % en 2010. La valeur ajoutée brut (VAB) du secteur affiche une hausse du taux de croissance annuel de 4,3 %, avec un pic de 5,9 milliards de dinars en 2016. Cependant, la part dans le PIB chute progressivement entre 2010 à 2016. Les estimations du FMI (Fonds monétaire international)  anticipent une stagnation de la contribution des transports à la croissance de l’économie du pays. Elles avancent une contribution minime de 0,3 %. Le service de soutien aux transports maritimes et routiers apporte une part importante dans la recette du secteur.

Par contre, le secteur du transport tunisien crée de nouveaux emplois régulièrement, selon les chiffres avec un taux de croissance annuel moyen de 4,6 % depuis 2006. Le nombre d’entreprises privées dans le secteur de transport et de stockage est de 55 000 en 2001 à presque le double en 2016. Malgré cela, il faut noter que l’augmentation de la valeur ajoutée ne va pas de pair avec la hausse du nombre de l’emploi et des entreprises dans ce secteur. Cela signifie que la taille moyenne des entreprises créées reste petite. De nombreuses structures travaillent sont opérationnelles sans embaucher un employé. La productivité du travail par personne employée affiche aussi un recul de 20 % pendant la crise de 2010-2011, puis stagne pendant les 3 années suivantes avant d’afficher une hausse de 5 % en 2016. Côté transport maritime, on déplore l’inefficacité de manutention dans les ports tunisiens, une baisse de productivité des terminaux ainsi que le manque de zone de stockage.

Par ailleurs, les statistiques indiquent aussi une baisse de l’indice de performance logistique globale en Tunisie de 3.7 en 2012 à 2.54 en 2018. Pour restructurer ce secteur, le gouvernement met en place une série de mesures telles que l’amélioration de la gouvernance, le développement du transport intelligent….

Voilà pour la situation du secteur de transport et de logistique Tunisien mais ce secteur a besoin d’un gestionnaire d’approvisionnement. Cet agent effectue l’approvisionnement des flux des matières et  produits ou des marchandises. Il gère le mouvement et stockage des matières premières, le stock des produits en cours et des produits finis. Son objectif est d’améliorer la performance globale d’une entreprise en réduisant le coût global de l’approvisionnement.

Voici la liste des activités d’un gestionnaire d’approvisionneur :

  • il effectue le paramétrage des outils d’approvisionnement et la consolidation des données d’approvisionnement.
  • il fait passer les commandes, suit leur acheminement et gère les fournisseurs.
  • il assure le respect des dates d’expédition et le suivi des dates de mise en stock.
  • il effectue le pilotage du plan d’approvisionnement et passe la commande de réassortiment.
  • il facture les litiges de qualité aux fournisseurs et effectue le reporting de l’activité.   

L’objectif de ces missions est de réduire le ratio déchets/activités sans valeur ajoutée, de réduire les stocks excédentaires et de maximiser les niveaux de service à la clientèle. Il aura également à optimiser la communication au sein de la chaîne d’approvisionnement en réduisant la durée du cycle du délai d’exécution des commandes et du développement de nouveaux produits.

Les compétences requises pour exercer ce métier sont la maîtrise du processus d’achat et de la logistique, une grande capacité de négociation, un bon esprit d’analyse, l’esprit d’équipe et une capacité à coordination les efforts et les flux de marchandises. Des qualités comme le sang-froid, le calme, le sens de rigueur, le bon sens relationnel ainsi que l’esprit organisé sont également demandés. La maîtrise des outils informatiques est également indispensable.

Cette fonction est accessible aux titulaires de diplômes bac+2 ou un DUT en Gestion logistique et transport ou un BTS en logistique ou en transport. Le bac pro logistique, le bac pro transport peuvent aussi mener à l’exercice de ce métier. Le diplôme de licence professionnelle ou de master permet d’accéder à de poste à responsabilité tout comme les diplômes de bac+4 en achat et logistique, bac +5 en école supérieure de commerce et Bac+6 en achats ou logistique. Par ailleurs, un gestionnaire d’approvisionneur doit détenir un permis de cariste et parler l’anglais professionnel. Quelques années d’expérience facilitent souvent aussi l’obtention d’un poste.

Le salaire d’un gestionnaire d’approvisionnement débutant environne 3 000 euros par mois. Après quelques années d’expérience, sa fourchette de rémunération peut varier entre 3 300 euros à 5 000 euros bruts par an selon la taille et l’envergure de l’entreprise qui l’emploie.

Concernant les perspectives d’évolution de ce métier, le responsable d’approvisionnement peut occuper le poste de chef de projet, responsable logistique ou transports, directeur des achats etc.

L’exercice de ce métier attire de nombreux bacheliers intéressés par l’approvisionnement en entreprises ainsi que les profils comme le responsable d’achat, les chercheurs d’emploi etc. Mais pour pouvoir réduire les dépenses liées à la commande comme les coûts de manutention, d’emballage, l’assurance et le transport, il est nécessaire de suivre une formation adéquate. Lean training dispense par exemple une formation permettant aux apprenants de maîtriser globalement la fonction des achats et de savoir comment optimiser les coûts, les flux de marchandises et la gestion de stocks. La formation vise à  apprendre aux apprenants comment réduire les coûts des achats pour les petites et moyennes entreprises,  et comment augmenter le taux de satisfaction des clients de ces entreprises. A l’issue de la formation, les apprenants peuvent également maîtriser le suivi les commandes et les contrats ainsi que le calcul du niveau de stock nécessaire.

Loopaz dispense aussi une formation pratique en responsable achat et approvisionnement. Cette formation apprend entre autres les modes de suivi achats et le suivi de stocks, les procédures d’inventaire, la gestion de stockage…

D’autres écoles comme Intunis propose également une formation continue sur l’approvisionnement et la gestion des stocks. Les thèmes à choisir pour la formation d’une durée de 3 jours sont nombreux : l’inventaire permanent et la valorisation de stocks, l’optimisation de la gestion des achats et des stocks, les techniques de gestion de stocks, la gestion de stocks et de l’approvisionnement. ..Les publics concernés sont les chefs de magasins, les responsables financiers et comptables, les auditeurs internes, les contrôleurs de gestion de l’entreprise, les techniciens, les responsables, les ingénieurs et gestionnaires de stocks…

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